Aujourd’hui technicien à RTL-TVi, Neil Fleming a pour ainsi dire fait ses armes au Pass. C’est son attirance pour la robotique qui a guidé tout naturellement ses pas vers les concours qui y étaient organisés.

Pendant toute une période de sa jeunesse, le Pass et ses robots sont devenus comme une deuxième famille pour Neil! Comme simple participant aux Trophées de robotique, d’abord, comme arbitre à ces mêmes concours ensuite et comme étudiant jobiste durant les week-ends et les congés scolaires enfin. Aujourd’hui, l’oisillon a pris son envol, et quel envol : depuis un an et demi, il travaille dans la grande maison RTL. Son quotidien : il gère avec ses collègues tout ce qui a trait à la technique et à l’électronique à RTL-TVI, sur Contact et sur Bel RTL. Cela va des caméras robotisées sur le plateau du JT aux micros radio en passant par les liaisons satellites lors des duplex. Ils sont 4 à faire partie de l’équipe « support technique » et se relaient pour assurer une présence permanente. « Pendant le journal, il faut être à proximité de la régie, de façon à intervenir au plus vite au moindre pépin, parce qu’à la télévision, une minute c’est une éternité! », explique Neil. « Par exemple, sur le plateau, il n’y a que le journaliste-présentateur et le régisseur; les caméras bougent toutes seules, ce sont des robots qui sont commandés depuis la régie; si elles tombent en panne, il faut trouver la solution tout de suite! »

Trois amis, une passion : la technologie

À 27 ans, Neil Fleming est un jeune homme heureux! Il se souvient de ses premiers pas au Pass : « En 2002, quand j’avais 14 ans, un ami m’a proposé de participer à des concours de robotique qui se déroulaient apparemment à quelques kilomètres de chez moi, au Pass. S’il m’a fait cette proposition, c’est parce qu’il savait très bien que nous avions une passion en commun : la technologie ! Un autre ami nous a alors rejoints et il n’a pas fallu plus de 10 minutes pour trouver le nom de notre nouvelle équipe de passionnés : les 3 frères. Nous avions donc 8 mois pour créer un robot capable de se déplacer et de marquer des points tout en respectant les contraintes du règlement reçu. »
La plupart des équipes participent en général au concours de robotique du Pass avec leur école ou un club de jeunes; pour Neil et ses copains, c’était plutôt une histoire d’amitié et de passion. D’ailleurs, l’école n’était pas trop le truc de Neil : le soir, quand il rentrait des cours, il préférait programmer sur son PC plutôt que de revoir sa bio pour le lendemain…
La première année, les « 3 frères » ont été relativement bien classés et ont reçu le prix du fair-play. Une première salve récompensée qui a boosté leur motivation : la fine équipe a participé aux concours pendant pas moins de 5 ans! L’acharnement a fini par payer : les « 3 frères » ont été vices- champions de robotique en 2005 et champions de Belgique en 2006.

Étudiant-animateur pour partager sa passion

Neil« Durant les concours, j’ai souvent eu l’occasion de visiter le Pass, et j’ai très vite remarqué que la robotique n’était pas le seul sujet qui m’intéressait. Les sciences en général m’attiraient, et au Pass, je me sentais dans mon élément. Mes amis et moi avons donc décidé de tenter notre chance pour y travailler en tant qu’étudiants; à l’époque, nous étions encore en secondaire. » Comme étudiant, Neil a donc eu l’occasion non seulement de s’occuper de la plateforme et des ateliers dédiés aux robots, mais aussi d’animer le chantier-garage avec les tout-petits ou de proposer des expériences sur la station météo ou à la mare. Cette grande diversité lui plaisait, tout comme les échanges avec les visiteurs : « J’aime beaucoup expliquer quand je vois que les gens sont intéressés; d’ailleurs, j’ai transmis mon virus de la programmation à 5 ou 6 de mes amis tellement je leur en ai parlé… »

Des études pratiques et un job à la clé

Une fois son diplôme de secondaire en poche, Neil n’avait qu’une idée en tête : étudier dans le domaine de l’électronique. « J’ai tenté des études d’ingénieur, mais je n’avais pas été habitué à assimiler autant de matière sans voir la couleur d’un circuit intégré! J’ai donc décidé de me tourner vers des études dans lesquelles la pratique était plus présente. Le moins que l’on puisse dire c’est que mes résultats étaient bien meilleurs qu’en école d’ingénieur… Comme quoi faire des études qu’on aime est très important! »

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