A Ghlin, chaque samedi matin de mars à octobre, une vingtaine de jardiniers en herbe s’initient au jardinage biologique et à la permaculture à l’Ecocentre Oasis. Une bouffée d’air pur en toute convivialité.

 

Chauffeur de bus, indépendant, enfant, pensionné : chaque année, les apprentis-jardiniers se bousculent au portillon du potager de l’Ecocentre Oasis à Ghlin. Ils viennent d’horizons très variés et ont des attentes différentes : l’un n’a jamais rien cultivé de sa vie, l’autre est expérimenté et veut découvrir de nouvelles techniques ; pour celui-ci, qui n’a pas de jardin, c’est l’occasion de s’offrir le bol d’air du week-end, pour l’autre, le plaisir de repartir avec des légumes sains cultivés par ses soins, un autre encore vient chercher un moment de partage et de convivialité.

Jardiner sans se planter!

jardinage biologique

Pierre Léger partage sa passion pour le jardinage bio chaque samedi matin.

« Jardiner sans se planter » : c’est l’un des projets de transmission de savoir lancés par les familles qui ont créé l’Ecocentre Oasis. Parmi eux, Pierre Léger, ancien ingénieur commercial qui a tout laissé tomber il y a une dizaine d’années pour revenir vers ses premières amours : la nature. Après plusieurs formations de guide-nature, éco-conseiller, jardinage, permaculture, maraîchage, après de belles rencontres comme celle de Gilbert et Josine Cardon et leur potager-forêt ouvert à tous à Mouscron, c’est à lui de partager ses acquis. En plus du potager de l’Oasis, il accompagne aussi cette année la création d’un potager au centre-ville de Mons et à la Maison culturelle de Quaregnon.

 

 

 

 

 

Jardinage biologique et permaculture

Jardiner bio, c’est renoncer aux pesticides et aux engrais chimiques, ne plus bêcher et éviter le tassement du sol, favoriser la biodiversité…et découvrir que, finalement, la nature a réponse à tout : le problème est souvent la solution !
Quant à la permaculture, « ce n’est pas que jardiner d’une certaine façon », explique Pierre. « Cela s’applique à ta vie, ta maison : c’est s’inspirer de la nature et de l’écosystème pour organiser ta vie… C’est par exemple choisir l’école de tes enfants près de chez toi pour pouvoir y aller à pied, planter les aromatiques au début du jardin pour y accéder facilement… En fait, c’est beaucoup de bon sens !»

S’inspirer de la nature pour jardiner

Le samedi matin, on jardine tout en apprenant des tas de choses intéressantes sur les plantes, les outils, les techniques de jardinage biologique, la nature. On expérimente aussi.
Pourquoi semer les légumes en belles lignes droites et uniformes, alors que l’association de certains est bénéfiques sur bien des plans ? Par exemple, allier le maïs sur lequel s’agrippent les haricots tout en occupant le sol avec des courges, c’est ce que font depuis toujours les Mexicains avec la « Milpa ». Quelle belle entraide dans la nature ! Chacun pousse à une hauteur différente, mais en plus chaque plante attire des insectes spécifiques qui vont repousser des prédateurs particuliers !
Pourquoi s’esquinter à arracher les mauvaises herbes alors que certaines considérées comme telles agrémentent merveilleusement les salades ?
Pourquoi acheter bien cher du matériel de jardinage, alors que de vieux châssis récupérés peuvent être la base d’une serre et des boîtes à jus vides des pots pour les semis ?
On écouterait parler Pierre pendant des heures … Mais le mieux est sans doute, pour devenir un bon jardinier, de retrousser ses manches et de mettre la main à la terre ! En empoignant sa grelinette, tellement plus tendre que la bêche !

Une spirale très aromatique !

jardinage biologiquejardinage biologiqueLe problème c’est la solution ? Illustration ! Quand l’équipe d’Oasis a commencé à défricher le jardin, elle est tombée sur une quantité énorme de gravats. Problème : il fallait faire venir un conteneur, passer du temps à tout évacuer et se faire mal au dos ! Solution : faire quelque chose de toutes ces pierres ! La pierre étant un matériau accumulateur de chaleur, il ont aménagé une spirale aromatique, laissant les plus belles pierres pour l’extérieur. Ils ont ainsi mis en place un micro-climat, plantant dans la zone la plus haute, où le soleil tape, les plantes habituées à vivre dans la sécheresse, et vers le bas, côté nord, là où l’eau ruisselle, les plantes qui ont besoin d’humidité, comme la ciboulette. Et entre les pierres, les insectes trouvent refuge.
Malin et magnifique !

Un potager collectif ou partagé près de chez vous

Vous souhaitez cultiver vos légumes mais vous n’avez pas de jardin ? Vous voulez renouer avec la terre, recréer du lien, rencontrer d’autres personnes autour d’un potager ? Il y a sûrement un potager collectif près de chez vous. Voici quelques bons plans…

L’asbl Réseau des consommateurs responsables a répertorié les potagers de Bruxelles et de Wallonie : http://www.asblrcr.be/potager-collectif. Plus largement, ce site propose des tas d’idées concrètes pour devenir des consommateurs responsables !
A Bruxelles : Le réseau des potager collectifs est très dense !
Voir : https://www.potagersurbains.be/
Bruxelles Environnement propose notamment un guide pour créer son potager collectif.  http://www.environnement.brussels/thematiques/alimentation/produire-mes-aliments/ou-produire-en-ville/potagers-collectifs
En Wallonie :  mine de rien, devenir citoyen responsable, cela peut toucher tout le monde : de l’étudiant qui kotte à l’instituteur au sein de son école, du sportif qui peut recycler sa balle de tennis à la famille ou la commune qui se lance dans le zéro déchet ! Avec le slogan « Osons réinventer nos habitudes, nos modes de vie et de consommation », le site walloniedemain.be, initié par le département développement durable de la Région wallonne, donne des idées concrètes pour que chacun agisse à son niveau.

Dès le 31 mars 2018, découvrez la nouvelle exposition du Pass, Nature 2.0. On y parle de jardiner autrement, et de bien d’autres choses encore!

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