Sarah, en un coup d’œil :

  • Née à Paris en 1990
  • Au Pass depuis septembre 2020 – son travail ? Muséographe, chef de projets
  • A vécu en Australie, Angleterre, Grèce, France et aujourd’hui Belgique où elle espère rester, et nous aussi 🙂

Qu’est-ce qui te fait te lever le matin ?

Généralement, je ne suis pas du matin mais le fait de savoir que pendant la semaine au Pass, je vais vivre des expériences variées, cela me booste. Je peux très bien faire de la recherche lundi, fabriquer un prototype en bois à l’atelier mardi, écrire une suite de textes pour une expo, des articles pour le blog mercredi, réaliser une activité ludique avec les enfants dans le musée jeudi et faire de l’entretien dans le Jardin de la Biodiversité vendredi. C’est vraiment très diversifié, j’adore ce métier et je pense que c’est ça qui me motive à me lever le matin.

En trois mots, comment décrirais-tu ton rôle au Pass ?

  • Recherche
  • Echange
  • Création

Quel est ton principal défi professionnel ?

Mon défi professionnel le plus important, c’est de trouver un moyen d’intéresser aux sciences la personne la plus désintéressée.

Si tu devais choisir un mentor, qui serait cette personne ?

Cedric Villani, grand mathématicien français, éclectique, passionné par les sciences et les mathématiques, capable de démontrer, illustrer, communiquer l’esprit et la beauté de sa discipline, les mathématiques, à travers ses conférences, ses œuvres scientifiques et littéraires, sa politique… … Pour moi c’est vraiment un modèle, à la fois professionnel et personnel.

Qu’est-ce que tu préfères dans ton travail ?

Le fait de toucher aux sciences tous les jours, c’est l’ensemble des choses qui me passionne, je peux passer de la recherche, au prototypage en passant par l’écriture. La nature de mon métier me permet de rencontrer des professionnels issus d’autres domaines, de l’agriculture, à la robotique, en passant par la menuiserie et le design.

Sarah en ateleir lors du chantier participatifSarah en atelier lors du chantier participatif

Quand était-ce la dernière fois où tu as ri aux larmes ?

C’était dans notre ferme familiale, en région parisienne, ma petite sœur avait mis les grandes bottes de ma belle-mère, elle a marché dans la boue et à un moment, ses bottes sont restées dans la boue… sans elle…

Que fais-tu en cachette ?

Je mange du Nutella à la petite cuillère.

TikTok ou Instagram ?

Instagram !  Je suis trop vieille pour TikTok.

Quelle est ta citation préférée ?

“Réfléchir comme un optimiste, prévoir comme un pessimiste.”

(Citation de mon grand-père maternel, un grand homme)

Plutôt plage ou montagne ?

Plage à 100% ! Tout ce qui touche à l’eau, j’adore.

Plutôt désert ou grande ville urbaine ?

Grande ville mais j’ai habité dans le désert, dans un village de 1000 personnes, en Australie, à 3 heures du super marché le plus proche. J’étais prof de math et de sciences. J’étais toujours à la Fac, c’était dans le cadre d’un programme pour encourager les jeunes à s’investir dans les petits villages australiens. Superbe expérience mais impressionnante par la pauvreté dans un pays développé comme l’Australie (les maladies oubliées, une méfiance, justifiée, des aborigènes envers les australiens blancs, c’était très difficile). Ce qui était génial pour mon parcours professionnel, c’était justement d’être en contact avec des enfants des tous âges, analphabètes, déscolarisés et désintéressés par l’école. Cela m’a permis de développer tout un tas de ressources pour leur apprendre les concepts mathématiques et scientifiques sans forcément utiliser les formules, les calculs et les théories que l’on présente chez nous.

Un menu idéal pour ce soir ?

On commencerait par le dessert (il parait que cela prépare le palais) : tarte au citron meringué, coulis de fruits rouges, puis en plat : poulet à l’estragon, en terminant par une touche sucrée le tout accompagné par un vin rouge, Primitivo.

La cause qui te mobilise ?

La lutte pour les droits des femmes.

Un tic, une manie, une obsession ?

Une obsession : le fromage (le comté).

Ton moyen de transport préféré ?

Le cheval, mais je me déplace principalement à vélo et par tous les temps.

Qu’est-ce qui t’as manqué en 2021 et que tu rêves de faire en 2022 ?

Aller au théâtre, aller à l’opéra, voir des spectacles vivants avec des vrais gens, pas à travers un écran.

Ton expo coup de cœur au Pass ?

J’ai un grand coup de cœur pour le Quartier Archi-Chouette. Dans cette exposition à hauteur d’enfant, les petits (3-7 ans) construisent des structures architecturales de leur choix. Donner un rôle actif aux enfants leur permet de s’approprier le contenu de l’exposition. Plus ils sont actifs et impliqués, plus l’expérience sera marquante et mémorable.

Ton expérience préférée au Pass ?

Le hamac d’observation dans le Jardin de la biodiversité : je peux y rester des heures à observer les petites créatures qui vivent dans la mare.

Une anecdote au Pass

Pendant un atelier bricolage avec des enfants (8-10 ans), j’ai entendu cette conversation :

Garçon 1 à garçon 2 : tu cloues comme une fille !
Garçon 3 : eh, on ne fait pas de blagues sur le genre !!
Garçon 2 : ouais, une fille c’est cool aussi

Cette nouvelle génération me donne foi en l’avenir 🙂