Parmi les équipes qui participent aux Trophées de robotique, il y a ceux qui reviennent d’année en année et ceux qui tentent l’aventure pour la première fois. Une chose est sûre : dès qu’ils mettent le doigt dans l’engrenage, tous se passionnent pour les robots!

Les Trophées de robotique 2015 de Belgique, c’est terminé! Le week-end dernier à la salle de sport Max Audain de Frameries, on se serait cru à un tournoi de basket ou de volley : ambiance de feu côté joueurs comme dans les gradins, esprit de compétition et de fair-play tout à la fois, équipe organisatrice au taquet pour comptabiliser les points et faire respecter le règlement.
En guise de ballons, cependant, on trouvait les robots les plus divers : les uns très sophistiqués et d’autres construits avec du matériel de récupération, certains sur chenilles et d’autres sur roues, des très grands aux tout petits, des robots strictement technologiques et d’autres rivalisant d’originalité sur le thème du cinéma mis en avant cette année.

Une nouvelle fois, ce fut une belle édition! Vous pouvez retrouver :

 La robotique, un virus qui se transmet

IMG_7844Parmi les 30 équipes participantes, plusieurs d’entre elles sont devenues au fil des ans des habituées des Trophées de la robotique. Les membres changent, mais les enseignants ou animateurs en sont les piliers, mobilisant leurs élèves et jeunes d’année en année, leur transmettant leur virus de la robotique, orientant parfois leur parcours scolaire ou professionnel futur. C’était encore le cas cette année pour les équipes du collège Saint-Henri de Mouscron (3e et 4e au classement), de l’Institut de la Sainte-Union de Tournai (l’équipe la plus féminine du tournoi!), du Sint-Joris institut de Bazel (les 2 équipes flamandes de la compétition) ou de l’institut Vallée Bailli de Braine-l’Alleud, pour ne citer qu’eux.
Coachés par les parents, Yves et Véronique, le groupe familial “les Robopotes”, en provenance de Hannut, participait aussi pour la 4e fois et a fait sensation non seulement avec la technique du capteur utilisée pour vérifier l’angle du robot – qui lui a permis de remporter le prix de la créativité -, mais aussi pour l’ambiance de son fan club et la chorégraphie unique de Rabbi Jacob.

Première expérience mobilisatrice

IMG_7634Et puis, chaque année, de nouvelles équipes tentent l’expérience. C’était le cas pour cette édition de l’équipe des Hiboots, de l’Athénée Royal de Saint-Ghislain. A l’origine de l’équipe, Coradina Argante, professeur de physique, et Frédéric Moneste, professeur d’informatique, qui avait participé aux journées Tech’Cap mises sur pied au Pass en février 2014 et a eu le déclic à cette occasion. Un groupe d’élèves de 4e, 5e et 6e issus des filières informatique et sciences fortes s’est formé et se réunissait les mercredis après-midis pour mettre au point le robot. “On a pris un vieux jouet et on a tout démonté; on n’a gardé que les chenilles. On y a ajouté des éponges, des bâtons de glace, des piques à brochette!“, expliquent Lorris et Kristofer. “On est en secondaire général, et donc on n’apprend pas à faire des soudures, à faire de l’électronique ou à assembler un robot. C’était donc intéressant et cela peut nous être utile.
M. Moneste renchérit : “Les élèves ne sont pas habitués à ce genre de travail. Le défi de cette année était de réaliser un robot qui fonctionne et d’être homologué pour participer à la finale. L’année prochaine on fera mieux”, sourit-il, motivé. “La journée du Robo-day, le 26 février, a été l’élément déclencheur; les élèves ont compris à ce moment-là réellement ce qu’on attendait d’eux en voyant les autres équipes participantes. Ces 2 dernières semaines ont été très intenses.” Pour Me Argante, le plus compliqué, c’était d’apprendre à faire confiance aux élèves, de les laisser se débrouiller, mais aussi d’avoir une idée d’ensemble pour incorporer chaque poste dans un projet fini. “L’un des soucis aussi, c’est qu’ils auraient voulu que cela marche tout de suite, ils étaient vite découragés. On les poussait à trouver des solutions, des concepts, des systèmes.”

Mécanique, programmation, logique : la robotique, une discipline riche

Une autre équipe participant pour la première fois, celle du Centre culturel de Gerpinnes, a un parcours atypique : Aline, 11 ans, a 2 parents ingénieurs et se lève un matin en leur disant “qu’elle veut faire des choses comme eux”. Après réflexion, ils lui achètent le kit des robots Mindstorms de Lego ( ndlr : gamme de robots éducatifs programmables, utilisée au Pass dans les animations de robotique). Aline accroche vraiment à la robotique. Parallèlement, ses parents apprennent que le Centre culturel de Gerpinnes cherche des thématiques d’ateliers à proposer aux jeunes. Ils prennent la balle au bond, et, de parents, deviennent animateurs! Régulièrement, une dizaine d’enfants se retrouvent. “On peut vraiment leur faire découvrir énormément de choses avec ça“, expliquent M.et Me Colle-Defoeux. “La mécanique, la programmation, les calculs…” Le challenge était de participer aux Trophées : “une belle expérience, car les enfants étaient hyper-motivés et cela a permis de créer un esprit de groupe. Jusqu’ici, on se base sur des plans de construction existants et ce sont les enfants qui programment. C’est concret et cela pousse à travailler la logique. Ils trouvent vite des systèmes qui fonctionnent.

Bref, pour la majorité des participants, les Trophées de robotique constituent une expérience enrichissante et motivante, qu’ils sont prêts à réitérer. Rendez-vous en septembre prochain pour une nouvelle saison.
Pour les + de 18 ans, la Coupe de Belgique de robotique se déroule cette année les 18 et 19 avril à Louvain-la-Neuve. 11 équipes belges sont en lice, et 11 équipes étrangères viendront les rejoindre pour tester leurs performances.

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