Après l’accord conclu à Paris, tous les pays signataires doivent à présent retrousser leurs manches pour le concrétiser. Mais derrière les États, il y a les hommes, c’est-à-dire : nous.

cop 21Tous ceux qui ont assisté au discours final de la Cop 21, la “grande messe” autour du climat qui s’est tenue à Paris début décembre, ont témoigné de l’énorme émotion qui a gagné l’ensemble des participants. Car si les rencontres parisiennes étaient attendues de tous et ont, comme un bon film d’action, tenu les spectateurs en haleine jusqu’au bout, elles constituaient en réalité l’aboutissement de plusieurs années de négociations assez difficiles. Et Laurent Fabius, qui a dirigé les débats, le souligne : il ne s’agit pas seulement de climat dans cet accord, mais aussi de droits de l’homme, de développement des pays les plus pauvres et de paix. Les petits États insulaires des Caraïbes se sont enfin senti entendus, eux pour qui la moindre hausse du niveau de la mer peut être fatale; les pays les moins avancés également, qui encaissent avec plus de difficultés inondations, sécheresses, salinisation des terres agricoles et autres conséquences liées au réchauffement climatique.
Le texte final souligne bien la différence des devoirs qui incombent aux pays du Nord et du Sud, tout en stipulant la dimension universelle des efforts : tous les pays devront y prendre part, chacun à l’aune de ses responsabilités et de ses possibilités. Le CNCD-11.11.11., dont c’est le combat principal, commentait : “la justice climatique est au coeur de l’accord de Paris, mais il reste du pain sur la planche pour opérer la transition vers une économie zéro carbone”.

Une hausse d’1,5 °C, réaliste ?

Ces efforts sont ambitieux : le texte prévoit de limiter la hausse de la température moyenne mondiale “bien en deçà de 2 °C et de se rapprocher au maximum d’1,5 °C. Tout en restant assez flou dans les modalités; on table sur la bonne volonté des 196 pays signataires… Sans aucune sanction prévue en cas de non respect. Les engagements concrets actuels conduisent en réalité plus vers une hausse de 3 °C que d’1,5 °C et les différents états devront prendre, chacun de son côté, les mesures qui s’imposent pour aller plus loin!
Tous en étaient conscients à Paris; cela durera-t-il une fois chacun rentré chez soi, l’émotion retombée, quand le climat redeviendra un point parmi d’autres enjeux nationaux ou électoraux ? Les prochaines années seront déterminantes. Et, au-delà des gouvernements qui prennent les décisions, la conscientisation de chaque citoyen sera indispensable.
Pour illustrer l’un des défis de taille qui se posent dans cette course contre les émissions de CO², nous vous proposons cette vidéo sur les transports et la mobilité, que vous pouvez également découvrir au Pass dans l’exposition “Energie, les nouveaux rêves”.

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